LAC DU SALAGOU

Dans les hautes terres de l’Hérault, la vallée du Salagou dévoile des paysages uniques. Depuis presque 50 ans, grâce à la main de l’homme, le lac du Salagou mêle le bleu profond de ses eaux aux plis écarlates de la « ruffe », une roche vieille de 250 millions d’années. 

Sur le lac du Salagou ou bien sur le fleuve Hérault et ses affluents, les pêcheurs amateurs ou professionnels pourront « taquiner » le poisson : carpe, brochet, silure, truite…

Les randonneurs ont le choix parmi une dizaine de circuits de randonnées balisés (PR) pour découvrir le lac du Salagou et ses alentours, la garrigue, les vignes, les villages ainsi que le riche patrimoine naturel et bâti du Clermontais.

Pour les vététistes, ce ne sont pas moins de 17 circuits balisés allant de 3 à 30 km qui permettent de découvrir les multiples paysages du Clermontais. Aujourd’hui, la pratique du VTT connaît un véritable engouement avec 300 kms de pistes balisées, de découvertes qui jalonnent le lac du Salagou et les alentours. Sont à découvrir bien d'autres activités autour du lac comme la baignade, les sports nautiques, équitation ou parapente...

Le Barrage

Le lac du Salagou est lié à une retenue artificielle alimentée par la rivière le Salagou. Le barrage d’une hauteur de 60 mètres a été construit par le Conseil Général de l’Hérault de 1964 à 1968 puis mis en eau de 1969 à 1971 donnant ainsi naissance au lac du Salagou.

D’une superficie de 750 hectares, le lac s’étend sur les communes de Clermont l’Hérault, Liausson, Octon, Salasc, Celles et Le Puech. Sa longueur atteint 6,5 km d’Octon au barrage et sa profondeur moyenne est de 15 mètres (55 mètres au plus profond). Le lac du Salagou a été créé pour constituer une réserve d’eau utile à l’irrigation, et pour lutter contre les crues de l’Hérault. Aujourd'hui le lac ajoute d'autres activités touristiques et récréatives, soutien d’étiage de l’Hérault, production hydroélectrique, lutte contre l’incendie, fonction écologique et paysagère.

D’où vient la couleur rouge du sol ?

C'est à l'époque de l’ère primaire, entre 295 et 245 millions d’années, qu’une épaisseur de grès et d’argiles d’origine continentale s’est déposée dans la région du Salagou.

Pour comprendre les causes de cette accumulation de sédiments, il faut revenir à la fin du carbonifère. La mer qui recouvrait jusqu’alors la région s’est retirée. Des massifs montagneux (la chaîne Hercynienne) produits par les mouvements tectoniques la remplacent. Des torrents dévalent désormais ces montagnes, emportant dans leurs courses des sédiments qui se concentrent dans des zones basses, là où le courant est moins vif.

Ces marécages connaissent des périodes de sécheresses, aussi les roches actuelles du Salagou ont des traces des conditions de leur dépôt : rides de courant, figures de dessiccations, empreintes de reptiles, gouttes de pluie... Ces conditions climatiques permettent aux sels de fer de s’oxyder, d’où la couleur rouge des ruffes.